Vendredi 5 mai, la direction du Groupe hospitalier du Havre (GHH) a annoncé le résultat de l’enquête ouverte après le suicide d’une infirmière le 24 juin 2016. Il s’agit d’un « accident de service » lié aux conditions de travail.

 

L’enquête administrative a conclu à l’accident de service concernant l’affaire d’Emmanuelle Lebrun.

Cette infirmière en néonatalogie dans le GHH avait mis fin à ses jours au début de l’été 2016 à son domicile.

Dans une lettre retrouvée après sa mort, la mère de deux enfants explique que son geste est le résultat d’une pression et d’un stress ingérable au travail, en plus du « sentiment d’avoir fait quelque chose de grave ».

Avant ce décès, l’infirmière âgée de 44 ans se sentait fautive suite à un incident qui a failli tourner au drame dans le cadre de son travail, et qui la faisait énormément et à tort culpabiliser.

Une enquête administrative est ouverte par la direction et les syndicats.

La déléguée syndicale Mme Goussin-Mauger a déclaré « elle a cru, à tort, avoir commis une faute professionnelle et ne s’en est pas remise ».

La reconnaissance de cet « accident de service » est un signal fort envoyé au personnel soignant, ainsi qu’à la famille de la victime.

Au cours de l’été 2016, une vague sans précédent de suicides avait touché le milieu hospitalier à travers tout le pays.

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