Samedi 31 octobre, deux joggeurs ont découvert l’ancien médecin inconscient dans son véhicule sur la commune de Tosse (Aquitaine).

C’est sur une piste de terre près d’un bois que les deux sportifs ont découvert Nicolas Bonnemaison, condamné le 24 octobre pour avoir donné volontairement la mort à Françoise Iramuno, une de ses patientes de 86 ans.

L’ex-urgentiste aurait absorbé des médicaments et le tuyau des gaz d’échappement de son véhicule était raccordé jusqu’à la vitre arrière de sa voiture en vue d’une asphyxie, selon Sud Ouest. Il a été transporté par hélicoptère au CHU de Bordeaux dans un état critique. Sans plus de précision, si ce n’est qu’il serait actuellement entre la vie et la mort.

Cet acte désespéré intervient une semaine après qu’il ait été reconnu coupable de la mort d’une de ses patientes âgée de 86 ans lors du procès en appel qui s’est clôturé samedi 24 octobre à Angers. Un jury populaire de la Cour d’Assises de Pau l’avait acquitté le 25 juin 2014. Il était poursuivi pour avoir intentionnellement donné la mort à sept patients en fin de vie. Ce sujet sensible a ouvert un débat difficile sur les moyens d’actions entre le corps médical et les familles des patients en question. L’ex-médecin a été acquitté pour six patients et reconnu coupable pour la septième.

Malgré une apparence combative, Nicolas Bonnemaison semblait éprouvé par ces deux semaines de procès. D’après ses avocats, il était soulagé d’en avoir fini avec ses déboires judiciaires, l’ex-urgentiste ne souhaitant pas se pourvoir en cassation.

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