Vendredi 20 avril, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, dans la Marne, a ordonné une nouvelle expertise médicale afin de « déterminer le tableau clinique » du patient Vincent Lambert.

Le tribunal a expliqué que cette expertise « devra déterminer si le tableau clinique que présente Vincent Lambert a évolué depuis 2014, date de la dernière expertise réalisée par le Conseil d’État », elle devra être réalisée « de façon indépendante et collégiale » par un « collège de trois médecins ».

Cet infirmier de 41 ans est hospitalisé depuis dix ans dans un état végétatif à la suite d’un accident de la circulation.

Le tribunal administratif a jugé cette expertise « nécessaire » à la suite de la décision collégiale d’arrêter les soins prise le 9 avril par le centre hospitalier (CHU) de Reims.

Les parents de Vincent Lambert ont immédiatement saisi en référé le tribunal administratif, afin de continuer à maintenir leur enfant en vie.

Jeudi 19, Pierre Desmarais, l’avocat du CHU, a évoqué « le constat du caractère incurable des légions », « la totale dépendance à l’alimentation et à l’hydratation artificielles » et « l’altération de l’état de santé général » du patient.

La quatrième décision collégiale prise en cinq ans a été expliquée par le docteur Vincent Sanchez, qui fait part de « l’obstination déraisonnable » alors que le patient serait « un corps souffrant ».

Ses parents, de confession chrétienne, s’opposent à cette décision médicale, convaincus que l’état de santé de leur fils peut s’améliorer.

Dans un courrier adressé au président de la République Emmanuel Macron, la mère de Vincent Lambert, a expliqué « mon fils n’a pas mérité d’être affamé et déshydraté (…) Vincent est handicapé mais il est vivant ».

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