Vendredi 7 juillet, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire dans l‘affaire Business France. Ce nouvel épisode met une pression supplémentaire sur les épaules de la ministre du travail Muriel Pénicaud, qui était la directrice générale de Business France au moment des faits.

Le 13 mars, une enquête préliminaire était ouverte pour, entre autre, clarifier la position de Muriel Pénicaud, à la tête de Business France à l’époque.

Vendredi 7 juillet, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour « favoritisme et recel de favoritisme » après l’organisation d’une soirée à Las Vegas aux Etats-Unis avec Emmanuel Macron, le ministre de l’économie.

La justice reproche à Business France l’absence d’appel d’offre avant l’attribution de l’organisation de cet évènement politique à l’agence de communication Havas.

Cette information judiciaire devra également démontrer le niveau d’implication, ou du moins si Muriel Pénicaud connaissait les conditions de l’attribution de cette soirée, dont le coût est évalué à près de 300 000 euros.

Selon les résultats de l’enquête, la ministre du travail pourrait être contrainte à la démission si elle est mise en examen, comme le veut la règle édictée par le premier ministre Edouard Philippe.

En pleine réforme du droit du travail, Muriel Pénicaud bénéficie du soutien du gouvernement mais aussi des syndicats.

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