Mercredi 8 novembre, une nouvelle plainte a été déposée par l’association Anticor au motif de « prise illégale d’intérêts ». Cette démarche vise à relancer cette affaire qui a été classée sans suite en octobre par le parquet de Brest (Finistère).

L’association Anticor a déposé cette plainte au pôle financier de Paris, précisément auprès du doyen des juges d’instruction, au motif de « prise illégale d’intérêts » et recel de ce délit.

Anticor tente ainsi de relancer l’enquête sur l’acquisition en 2011 par Sandrine Doucen, la compagne du député du Finistère, d’un bâtiment loué par la suite aux Mutuelles de Bretagne, qui était dirigé de 1998 à 2012 par le leader de la République en marche (LREM) à l’Assemblée nationale.

En octobre, Jean-Philippe Récappé, le procureur de la République de Brest, avait annoncé le classement sans suite de ce dossier.

Cette décision a été motivée par le fait que « les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie ne sont pas constituées, faute d’un préjudice avéré », selon le procureur.

A propos d’une éventuelle prise illégale d’intérêts, il avait précisé « le parquet de Brest aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire. Il convenait toutefois de vérifier au préalable si l’infraction éventuelle (…) n’était pas prescrite ».

Alors que Richard Ferrand a quitté son poste de directeur général en juin 2012, il était chargé de mission pour les Mutuelles de Bretagne entre 2012 et 2017.

Pour le magistrat, « la prescription, qui était alors de trois ans, était donc acquise le 19 juin 2015 ».

Ce proche collaborateur du président Emmanuel Macron a déclaré vendredi 3 novembre pendant une entrevue avec le Figaro « aujourd’hui, je retrouve toute ma liberté d’esprit, parce que les soupçons de malhonnêteté qui pesaient sur moi sont définitivement levés ».

Pas si sûr.

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