Vendredi 22 décembre, après l’avoir convoqué, un juge du pôle financier du parquet de Paris a mis en examen le vice-président du Front national (FN).

Après Marine Le Pen et le parti d’extrême droite, Louis Aliot est poursuivi au motif d’« abus de confiance »  dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires européens du FN.

Laurent Salles, l’ex-assistant parlementaire du député des Pyrénées-Orientales a déjà été mis en examen dans ce dossier pour « recel d’abus de confiance ».

Le FN est accusé d’avoir mis en place un montage financier sophistiqué pour les besoins de ses activités politiques avec des fonds alloués par le Parlement européen pour les salaires des assistants parlementaires pour la période de juillet 2014 à février 2015.

Sur une soixantaine de collaborateurs parlementaires rémunérés par l’Europe, le cas de 29 personnes a éveillé les soupçons des instances du Parlement en 2015.

Les mis en causes travaillaient à des postes importants dans l’organigramme du FN ou auprès de sa présidente.

La justice a évoqué une somme avoisinant 5 millions pour le préjudice potentiel de cette affaire.

Louis Aliot a commenté sur les réseaux sociaux « la justice politique de mon pays vient de déposer au pied du sapin un petit cadeau de Noël. Malgré cette attention et la violation du secret d’instruction, je continuerai à défendre ma liberté et l’indépendance des députés conformément à la séparation des pouvoirs ».

Cette mise en examen remet le FN sous les projecteurs alors que le parti traverse des temps difficiles avec une importante perte de ses adhérents et la scission avec Florian Philippot.

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