Mercredi 18 novembre, un attentat à Kano, la deuxième ville du Pays, a fait  quinze morts et une cinquantaine de blessés. Ce tragique événement intervient peu après les attaques de Yola dans le nord-est du pays mardi, le bilan était de 32 victimes.

Le président Muhamud Buhari accuse le gouvernement précédent et prend les mesures pour lutter contre cette menace.

 

Une des promesses électorales de Muhamad Buhari était d’éradiquer le groupuscule Boko Haram. C’est au responsable de l’armée qu’a été confiée cette mission délicate. Un audit sur les fonds consacrés à la défense a été commandé. C’est un coup de tonnerre, le résultat de cette enquête provoque un véritable scandale.

L’ancien conseiller de la sécurité nationale, déjà poursuivi pour « détention d’armes » et « blanchiment d’argent », serait le personnage central d’un énorme détournement de fonds. En résidence surveillée aujourd’hui, il a été pendant trois ans dans le gouvernement de Goodluck Jonathan avant d’être congédié en juillet dernier (AFP).

Selon le président actuel, le prévenu serait au cœur d’un vaste réseau de détournement de sommes astronomiques : deux milliards de dollars selon la commission. Le conseiller aurait passé des commandes fictives de matériel de combat et dispatché de grosses sommes d’argent dans plusieurs banques et zones géographiques à travers le monde.

Le président a qualifié ces actes horribles de “lâches et barbares”, il “regrette une mauvaise utilisation des fonds qui auraient pu sauver des milliers de vies“.

Rappelons que les comptes sont alarmant : plus de 1500 personnes ont étaient tuées par des terroristes au Nigéria depuis son investiture, le 29 mai 2015 (RFI).

L’heure est au recueillement dans bien des endroits à travers la planète, réussirons-nous à enrayer cette menace aux cent visages ?

 

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