Après 10 ans d’enquête et 6 années de procès, l’ancien chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi a été condamné vendredi dernier à une peine de quatre ans de prison pour fraude fiscale dans l’affaire Mediaset.

Seulement deux jour près avoir annoncé qu’il quittait le devant de la scène politique, le Cavaliere a été reconnu coupable d’avoir artificiellement gonflé le prix des droits de diffusion de films américains, au moment de leur revente à sa compagnie audiovisuelle Mediaset. L'objectif de cette manoeuvre frauduleuse était de payer moins d'impots.

Depuis son entrée en politique ne 1994, Silvio Berlusconi a eu de nombreux démêlés judiciaires, mais n’avait jamais été condamné. Ce vendredi dernier, le jugement en première instance fut sévère envers l’ancien chef du gouvernement italien, en lui interdisant d’exercer toute fonction publique pendant trois ans et en le condamnant à quatre ans de prison.

Cependant, M. Berlusconi ne connaîtra très probablement pas la prison. Il bénéficie déjà d’une remise de peine de trois ans, provenant d’une loi de 2006 promulguée par le gouvernement démocrate de Romano Prodi, qui cherchait à réduire la surpopulation carcérale. Dans les faits, M. Berlusconi n’est donc condamnée qu’à un an de prison.

Mais ce jugement n’est pas définitif et devra être confirmé en cour appel, puis en cour de cassation, permettant ainsi de suspendre la condamnation. Cette procédure pourrait donc annuler le jugement et permettre de gagner du temps.

Les avocats de M. Berlusconi ont parlé d’un « verdict absolument incroyable », via un communiqué. Les magistrats ont condamné l’ensemble des accusés à verser 10 millions d’euros au fisc italien, victime d’une « fraude de grande envergure ».