Vendredi 3 novembre, la justice espagnole a émis un mandat d’arrêt européen à l’encontre de Carles Puigdemont et de quatre autres individus au motif de « rébellion, sédition, détournement de fonds publics et désobéissance à l’autorité ».

Après l’inculpation et le placement en détention jeudi 2 novembre de huit membres du gouvernement catalan destitué, dont Oriol Junqueras, un mandat d’arrêt européen a été émis vendredi par un juge d’instruction en Espagne  l’encontre de cinq dirigeants catalans.

Installés à Bruxelles, Carles Puigdemont et les quatre autres personnes sont poursuivis pour « rébellion, sédition, détournement de fonds publics et désobéissance civile ».

En cas de fuite vers un autre pays que la Belgique, un mandat de recherche internationale a également été émis.

Alors qu’il s’est dit « disposé à être candidat » aux élections régionales du 21 décembre, le président déchu a déclaré vouloir collaborer avec la justice belge.

Au cours d’une entrevue télévisée sur la chaîne RTBF, M. Puigdemont a annoncé « je ne vais pas fuir la justice, je vais me rendre à la justice, mais la vraie justice ».

Selon lui, « évidemment, la justice espagnole est politisée ».

Désormais, la Belgique dispose d’un délai de deux mois pour prendre une décision sur une éventuelle détention.

Si Carles Puigdemont s’oppose à ce mandat d’arrêt, le délai pour les recours légaux repousse l’échéance à cent jours au total.

Il entend faire campagne pour ces élections depuis l’étranger, si nécessaire.

Le bras de fer entre Barcelone et Madrid prend une dimension européenne.

En s’installant en Belgique, le risque de contagion est important dans un contexte de vives tensions entre les Flamands et les Wallons au sein du gouvernement belge.

SOURCE

RÉPONDRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom