Samedi 27 janvier, la justice espagnole a déclaré avoir procédé au blocage de l’investiture du président de la catalogne, Carles Puigdemont.

Cette investiture devait se dérouler mardi mais la Cour constitutionnelle de l’Espagne a bloqué cette session au motif de l’absence du principal intéressé.

Dans son ordonnance, la Cour explique « les magistrats considèrent indispensable que M. Puigdemont soit présent en personne devant le Chambre, et qu’il obtienne à cet effet l’autorisation préalable du juge chargé des poursuites pénales. Le débat et le vote d’investiture (…) ne pourront pas [avoir lieu] par des moyens télématiques ou par procuration à un autre parlementaire ».

Toujours en exil à Bruxelles depuis le mois d’octobre 2017, Carles Puigdemont est consenti pour reprendre la tête du parlement Catalan. Pour son investiture, M. Puigdemont souhaiterait utiliser la vidéoconférence ou se faire représenter par un autre député.

A cette requête, la Cour constitutionnelle a tenu à avertir les députés concernés « de leurs responsabilités, y compris pénales, en cas de désobéissance à cette suspension ».

Les magistrats de cette Cour doivent également se prononcer sur le recours déposé par le gouvernement central.

Malgré la réticence du Conseil d’État, Madrid a déposé ce recours vendredi 26 janvier afin de faire annuler la nomination de Carles Puigdemont à la présidence de la Catalogne.

Après cette indépendance auto-proclamée cet automne, l’ex-président de la région la plus riche d’Espagne est poursuivi pour sédition et rébellion par la justice de son pays.

Il s’est réfugié en Belgique pour continuer son action politique et contrer les intentions de ses détracteurs madrilènes.

La victoire des indépendantistes catalans aux élections du mois de décembre ont redonné cette région au parti de Carles Puigdemont, au détriment du gouvernement de Mariano Rajoy.

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