Cette nouvelle structure a pour objectif de soutenir les parents isolés qui ne perçoivent pas la pension alimentaire de la part de l'ex-conjoint. Le manquement à cette obligation légale est responsable de sérieux problèmes financiers qui ont un impact direct sur le développement social chez les enfants concernés.

Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes était présente pour ce premier jour effectif de l'Agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires (Aripa). Au sein de la CAF des Yvelines à Guyancourt, elle a déclaré « c'est presque un sport national et ces impayés représentent une violence économique envers les femmes ».

En effet, les femmes représentent 85 % des familles monoparentales (en charge d'enfant(s) de moins de vingt ans).

C'est environ un tiers de ces familles qui sont concernées par ces non-paiements de pensions.

Le taux de foyers monoparentaux en situation précaire est doublé par rapport aux familles unies (37 % contre 14%).

Le rôle de l'Aripa est de permettre l'avance de ces impayés dans la limite de deux années (contre six mois avant sa création), mais aussi de servir d'intermédiaire en cas de violences ou autres situations difficilement gérable.

Pour son fonctionnement, les 300 agents de cette nouvelle structure qui dépend de la section famille de la Sécurité sociale, pourront compter sur la Caisse d'allocations familiales (CAF) et la Mutualité sociale agricole (MSA).

 

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