La première Femen tunisienne, Amina Sbouï, a bénéficié d'un non-lieu dans son procès pour «  outrage à un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions et diffamation ». La prévenue restera néanmoins en prison dans l'attente d'une inculpation éventuelle pour « profanation de sépulture et atteinte aux bonnes mœurs ».

« La justice a commencé à comprendre qu'elle est injustement poursuivie », a affirmé Ghazi Mrabet, avocat d'Amina, après la prononciation de la décision du tribunal cantonal de M'saken où a eu lieu le procès de la Femen tunisienne pour «  outrage à un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions et diffamation ».

Pour sa défense, la féministe avait affirmé qu'elle s'était contentée de dénoncer les conditions des prisonnières, «la torture et la violence exercées à l'égard des détenues » et ses paroles semblent avoir été entendues par les juges.

Amina restera en prison

En dépit de cette décision de justice, Amina restera en prison dans l'attente d'une inculpation éventuelle pour «  profanation de sépulture et atteinte aux bonnes moeurs ».

Elle avait été arrêtée le 19 mai dernier après avoir peint sur un muret du cimetière de Kairouan « Femen » en majuscule.