C’est au tour de David Rachline, directeur de la campagne de Marine le Pen d’être aspiré dans la spirale judiciaire dans laquelle s’embourbe le parti d’extrême droite. Il s’agit de soupçons d’emplois fictifs au sein du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais.

Mercredi 5 avril, l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné a consacré un article supplémentaire sur les déboires judiciaires du parti d’extrême-droite.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Lille pour des soupçons d’emplois fictifs d’élus du Front national de la région Nord-Pas-de-Calais pendant la période de 2010 à 2015.

L’enquête vise à établir la véracité du travail pour lequel étaient salariés les élus de la région du Nord de la France.

Parmi les élus, David Rachline est directement pointé du doigt.

Actuellement, il cumule un emploi de sénateur du Var, de maire de la ville de Fréjus et directeur de campagne pour la candidate à l’élection présidentielle à venir.

Pour la période en question, il devra justifier d’avoir été salarié par la région Nord-Pas-de-Calais et conseiller municipal à Fréjus avant de devenir conseiller régional de Provence-Alpes-Côte-D’azur, tout en étant un employé permanent au siège du parti d’extrême droite situé à Nanterre.

Acharnement judiciaire pré-électoral ou pratiques véritablement blâmables ? Après l’ouverture de l’enquête pour les mêmes motifs en décembre 2016, la question des assistants parlementaires du FN alimente les chroniques judiciaires, aux côtés des nombreuses autres casseroles du parti et de la famille Le Pen.

SOURCE