Jeudi 11 janvier, Jean-Marc Descourbes, l’avocat de Gilbert Collard a annoncé la mise en examen de son client au motif de « diffusion d’images violentes ».

Le défenseur du prévenu a déjà fait savoir qu’un recours est envisagé afin de vérifier la conformité de cette mise en examen, évoquant le principe fondamental de la liberté d’expression.

Le député gardois sous l’étiquette du Front national (FN) est poursuivi par le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) suite à la diffusion sur les réseaux sociaux de photos de victimes de l’organisation terroriste Etat Islamique.

Sous la photo d’un homme massacré, Gibert Collard avait commenté « Bourdin compare le FN à Daech : le poids des mots et le choc des bobos ! ».

En diffusant de telles images, Gilbert Collard et Marine Le Pen voulaient dénoncer la comparaison faite par le journaliste Jean-Jacques Bourdin entre le parti d’extrême droite et l’organisation terroriste EI.

Pour cette publication, le second de Marine Le Pen encourt une peine de trois ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, d’après le parquet de Nanterre.

L’immunité parlementaire de Gilbert Collard a été retirée par le bureau de l’Assemblée nationale fin 2017 afin qu’il puisse répondre aux sollicitations de la justice.

Dans cette affaire, Marine Le Pen s’est également vue retirer son immunité parlementaire.

En 2015, le parquet de Nanterre avait ouvert une enquête préliminaire à l’encontre des deux députés FN avant d’ouvrir deux informations judiciaires bien distinctes.

Suite à cette mise en examen, Gilbert Collard a évoqué « une manipulation politique et une instrumentalisation du parquet ».

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