Vendredi 27 octobre, Mariano Rajoy a annoncé la tenue d’élections anticipées et la dissolution du Parlement catalan, selon l’article 155 de la Constitution espagnole. Cette déclaration intervient quelques heures après le vote favorable à la déclaration d’indépendance du Parlement catalan.

L’Espagne s’enfonce chaque jour un peu plus dans cette crise politique inédite.

A la sortie d’un conseil des ministres, le chef du gouvernement Mariano Rajoy a annoncé la destitution du gouvernement catalan.

Après sa validation au Sénat, l’application de l’article 155 de la Constitution permet la mise sous tutelle de la Catalogne.

  1. Rajoy a déclaré « nous avons convenu de présenter au Tribunal constitutionnel la nullité des mesures adoptées au Parlement en Catalogne. Nous avons décidé la destitution du président, du vice-président et du reste des conseillers du gouvernement ».

Cette destitution concerne également le chef de la police de la région.

Le Premier ministre a aussi fait part de la tenue d’élections anticipées « propres, libres et légales ».

« Nous pensons qu’il est urgent d’entendre les citoyens, de sorte qu’ils puissent décider leur avenir, et nul ne peut agir en leur nom en dehors de la loi », a-t’ il rajouté.

Ces élections régionales sont prévues dès le 21 décembre prochain.

« Ce sont les premières mesures que nous mettons en marche pour éviter que ceux qui étaient jusqu’à maintenant responsables (…) puissent poursuivre leur escalade de désobéissance ».

Cette annonce intervient juste après le vote en faveur de la déclaration d’indépendance du Parlement catalan.

A propos de Carles Puigdemont, « s’il se retranche, les délits s’accumuleront pour lui », selon une source du gouvernement.

En cas de refus de quitter ses fonctions, la décision de l’arrêter appartient à un juge, a expliqué la même source.

Le parquet a déjà fait savoir que M. Puigdemont devra être poursuivi pour rébellion.

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