L'ancien ministre UMP Eric Woerth avait été inquiété pour l'affaire de l'hippodrome de Compiègne concernant une vente de 57 hectares de terrain faite par un arrêté datant du 16 mars 2010. Eric Woerth était soupçonné de « prise illégale d'intérêts ».

Les soupçons sont nés quand le prix payé par la Société des Courses de Compiègne (SCC) a été dévoilé, à savoir 2,5 millions d'euros pour 57 hectares. La valeur du terrain avoisinait alors les 8 millions d'euros.

L'opération commerciale n'avait, par ailleurs, pas été approuvée par le Parlement ce qui avait amené divers députés socialistes à porter plainte et conduit à une ouverture de dossier en 2011 sur ordonnance de la Cour de justice de la République (CJR).

Philippe Terneyre, professeur agrégé de droit public à l'université de Pau, a rendu un rapport qui blanchirait complètement Eric Woerth, en tout cas en ce qui concerne la nécessité de l'approbation de cette vente par le parlement.

« Les parcelles en cause ne constituaient pas une forêt » ou, en tout cas « n'étaient pas des dépendances du domaine public de l'Etat » selon l'expert. La vente n'avait donc pas besoin de l'approbation du parlement.

Il reste toutefois des zones d'ombres dans cette affaire comme, par exemple, l'empressement d'Eric Woerth de conclure la vente avant le remaniement ministériel qui aurait fait de lui le ministre du Travail et lui aurait enlevé la fonction de ministre du Budget.

Reste la question du prix de vente, près de 3 fois inférieur à la valeur du terrain qui comprenait un golf et un hippodrome ainsi que des parcelles de forêt. Si Mr Terneyre estime que « la vente a été réalisée à un prix ne constituant ni une libéralité en faveur de l'acheteur, nu une mauvaise affaire de l'Etat », seule une commission indépendante et une nouvelle expertise pourront confirmer la chose.