Vendredi 14 avril, une source judiciaire a confirmé la demande de levée de l’immunité de la candidate d’extrême droite à la présidence dans le cadre de l’enquête ouverte pour des soupçons d’emplois fictifs au sein du Front national (FN), selon l’Agence France-Presse.

Cette demande de levée d’immunité a été adressée au Parlement européen à la fin du mois de mars par les juges d’instructions.

La procédure veut que ces actes soient adressés au parquet de Paris, ensuite au parquet général qui à son tour les fait parvenir à la chancellerie avant d’être transmis au Parlement.

Toujours en mars, Marine Le Pen et Marie-Christine Boutonnet  avaient refusé de se rendre à la convocation des juges financiers, sous couvert de l’immunité parlementaire.

La procédure de levée d’immunité est longue à mettre en place et la candidate du FN a promis d’honorer ses entrevues avec la justice après cette période d’élection.

Cette éventuelle perte d’immunité permet à « une autorité nationale » de mener une enquête et d’engager des poursuites, mais ce n’est en aucun cas une condamnation.

Marine Le Pen a déjà fait l’objet d’une mesure de levée d’immunité pour une affaire instruite par le parquet de Nanterre, de diffusion d’images violentes du groupe terroriste EI sur les réseaux sociaux.

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