Le procès de la députée des Bouches-du-Rhônes Sylvie Andrieux pour détournement de fonds a été repoussé en mars 2013 car plusieurs avocats des mis en causes n’étaient pas disponibles.

Le procès de cette députée apparentée socialiste était initialement prévu pour commencer le 19 novembre prochain. Sylvie Andrieux est accusée de « détournement de fonds publics ». Elle risque jusqu’à 10 ans de prison et 150.000 euros d’amende.

L’affaire sera examinée par la sixième chambre correctionnelle de Marseille qui est spécialisée dans les affaires financières. Christine Mée en sera la présidente.

Ce qui est reproché à la députée serait la distribution de subventions du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle en a été la vice-présidente et s’occupait de la politique de la ville.

Ces subventions auraient été accordées à des associations s’étant révélées fictives et utilisées à des fins électoralistes.

Quelques 740.000 euros auraient ainsi été détournés entre 2005 et 2008. Avec elles, 18 autres personnes ont été accusées de complicité.

La mise en examen a été faite en juillet 2010 à l’issue d’une enquête commencée en 2007 par la cellule anti-blanchiment Tracfin. Initialement, Sylvie Andrieux était accusée de « complicité de détournement de fonds publics » mais sa mise en examen a été requalifiée en « détournements de fonds publics ».

Lors de son renvoi en correctionnelle, Sylvie Andrieux avait perdu son mandat de député qu’elle a depuis 1997. Lors de dernières législatives, en juin dernier, elle a été réélue avec 50,99% des voix battant son rival du FN, Stéphane Ravier.