Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le président François Hollande avait décrété l’état d’urgence. L’exécutif a ensuite voté une première fois pour le maintenir jusqu’à la fin du mois de février. Il a ensuite été question de la sécurité pendant l’Euro 2016, entre autre, et donc ce régime devait prendre fin le 27 juillet mais l’attentat de Nice le 14 juillet a relancé le processus.

La nuit du mardi 19 au mercredi 20 juillet a été particulièrement agitée dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. En effet, après plus de sept heures d’un débat houleux, pendant lequel chaque prise de parole était soit une attaque sur le camp adverse, soit une riposte aux attaques subies, le vote a clôturé cette séance explosive. Le sujet : la prorogation de l’état d’urgence.

Les précédentes prorogations de cet état d’exception n’avaient pu susciter de tels échanges entre les députés : tous les partis confondus se sont livrés à de véritables joutes verbales, les uns accusant les autres de laxisme face à la menace terroriste, les autres d’opportunisme déplacé.

C’est peu avant 5 heures ce matin que le vote a permis aux députés de regagner leurs pénates, avec 489 voix pour, 26 contre et 4 abstentions. Le texte a été modifié sur plusieurs aspects par rapport aux précédents états d’urgence. La durée de cette mesure exceptionnelle est de six mois, selon le vote des députés.

Le 20 juillet, c’est au tour du Sénat d’approuver la prorogation et sans doute de rajouter des modifications au texte présenté par les députés avant qu’il soit présenté à une commission mixte paritaire composée de sept députés et sept sénateurs pour la validation définitive de l’état d’urgence.

SOURCE