Vendredi 3  novembre, l’ex-vice-président argentin Amado Boudou a été placé en détention préventive dans le cadre d’une affaire de corruption qui secoue la classe politique du pays depuis plusieurs mois.

Après l’arrestation de l’ancien ministre des travaux publics Julio de Vido et de son épouse pour des délits de corruption le 25 octobre, c’est au tour d’Amado Boudou de faire face à la justice argentine.

Son arrestation a été décidée par le juge fédéral Ariel Lijo pour des soupçons de blanchiment d’argent et enrichissement illicite.

L’homme de 54 ans a été placé en détention provisoire pour éviter tout risque de fuite vers l’étranger. Un risque réel, selon le juge.

Des problèmes avaient été relevés sur les déclarations de revenus d’Amado Boudou et son épouse. Elle a également été convoquée par le juge Ariel Lijo, mais le 8 novembre.

En 2014, une mise en examen avait déjà été décidée contre cet important membre du gouvernement de Cristina Kirchner. L’affaire n’avait pas été plus loin.

Mise en examen pour malversations, l’ancienne présidente aussi est au centre de ce scandale politique.

L’affaire de « la route de l’argent K » (K pour Kirchner) comprend plusieurs enquêtes pour des soupçons d’enrichissements illicites et blanchiments d’argent.

Plus de dix membres de son gouvernement sont déjà en prison pour les mêmes motifs.

La Chambre des députés n’a pas hésité à retirer l’immunité parlementaire de Julio de Vido, ce qui est relativement inquiétant pour l’ancienne présidente, qui ne jouira de cette immunité qu’à partir du 10 décembre.

Héctor Recalde, un député qui soutient Mme Kirchner, a déclaré « ce gouvernement n’a pas de limite ». Pour lui, « on ne peut pas écarter qu’il cherche désormais à arrêter Cristina ou Maximo, son fils ».

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