Silvio Berlusconi, ancien premier ministre italien, avait demandé que les deux procès qui le voient sur le banc des accusés soient déplacés de Milan à Brescia. Mais la cour de Cassation a rejeté cette demande accélérant ainsi les temps et infligeant une première défaite au Cavaliere.

Silvio Berlusconi avait demandé la récusation des juges en charge de l'affaire et le déplacement des deux procès à Brescia en invoquant une loi votée en 2003. Le cavaliere et ses avocats invoquaient un « climat hostile » que les juges des deux affaires auraient créé contre lui à Milan.

C'était là une enième manœuvre pour gagner du temps, en particulier dans le procès concernant le scandale sexuel appelé « Rubygate » qui le voit accusé de prostitution de mineure et pour lequel le Cavaliere risque un maximum de 12 ans de prison.

Il y est accusé d'avoir organisé des fêtes dans sa villa de Arcore auxquelles auraient participé des prostituées et, parmi elles, Ruby qui n'était alors âgée que de 16 ans.

Le second procès qui le voit du côté des accusés est un procès en appel pour fraude fiscale. Il concernant la société Mediaset. En première instance, Silvio Berlusconi avait été condamné à un an de prison ferme.

La demande, déposée en mars, avait ralenti le processus judiciaire : concernant le procès Mediaset le verdict aurait dû tomber il y a deux mois déjà mais tout était resté en suspens. La prochaine audience aura lieu le 8 mai prochain.

Dans l'affaire du Rubygate, elle aussi restée en suspens, ce sera le lundi 13 mai que le procureur de la république Ilda Bocassini terminera son réquisitoire commencé le 4 mars dernier. Elle pourra alors annoncer la peine qu'elle demande pour l'ancien premier ministre italien.