Samedi 27 janvier, le premier ministre a déclaré avoir « toute la confiance » envers Gérald Darmanin, le ministre des comptes publics, et ce malgré une accusation de viol.

Dans un communiqué de Matignon, Édouard Philippe explique « la justice est à nouveau saisie et elle doit pouvoir travailler en toute indépendance. Le premier ministre tient à rappeler d’une part que les règles fixant l’appartenance au gouvernement sont connues et d’autre part que M. Darmanin a toute sa confiance ».

Cette affaire avait été révélée au printemps 2017, le ministre avait de lui-même fait part d’une enquête préliminaire suite à une plainte déposée par Sophie Spatz, qui l’accuse « d’abus de faiblesse, d’abus de pouvoir, voire de viol ».

Le dossier avait été classé en juillet 2017, la plaignante n’ayant pas donné suite aux convocations des enquêteurs.

Le 22 janvier 2018, l’enquête a été rouverte après un nouveau courrier de Mme Spatz adressé au parquet de Paris. Cette fois-ci, elle a été auditionnée le 25.

Malgré une réputation de « dragueur lourd », Gérald Darmanin réfute ces accusations. Toutefois, il a reconnu « avoir envoyé des SMS un peu lourds » et « avoir pu être léger ».

Dans son communiqué de samedi, Matignon souligne que « M. Darmanin a été d’une totale transparence vis-à-vis des faits ».

Pour Mathias Chicheportich, l’avocat de l’accusé, ces accusations « ne traduisent qu’une intention de nuire ».

Me Elodie Tuaillon-Hibon, l’avocate de la plaignante, a écrit à l’Agence France-Presse (AFP) « Mme Spatz souhaite que les services enquêteurs puissent faire leur travail sereinement, que tous les témoins présents dès 2009 soient entendus, ce afin que justice soit rendue ».

Au cas de mise en examen, Gérald Darmanin serait contraint de quitter son poste au ministère, selon la règle imposée par le premier ministre quand il a formé son gouvernement.

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