Mercredi 17 février, le siège du parti d’extrême droite a été perquisitionné dans le cadre de l’enquête des assistants parlementaires.

Mardi 16 février, la villa de JM Le Pen avait déjà été perquisitionnée à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Pendant toute la journée, le propriétaire des lieux est resté sur place, la perquisition ayant eu lieu en novembre ne s’étant pas bien déroulée d’après lui (perquisition menée dans le cadre de l’affaire de blanchiment de fraude fiscale).

Le lendemain, c’est au tour du siège d’être passé au crible. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 30 mars 2015 suite à une demande du Parlement européen. Il s’agit de vérifier la nature des taches des assistants parlementaires du FN. Il s’agit des salaires versés à ces vingt assistants, ces rémunérations émanent directement de fonds européen.

Ces assistants figurent sur l’organigramme du parti, ce qui laisse à penser que leurs fonctions ne se limitent pas aux taches parlementaires pour lesquelles ils sont payés. Le préjudice est évalué à 7,5 millions d’euros.

L’enquête est dirigée par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) de la Direction centrale de la police judiciaire.

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