Dimanche 1er octobre, le référendum sur l’indépendance de la Catalogne organisé illégalement par le Parlement catalan a été émaillé de violences policières qui ont été relayées sur les réseaux sociaux et ont choqué l’opinion publique du pays et de la communauté internationale.

Déjà avant dimanche, le climat était extrêmement tendu entre le gouvernement central de Mariano Rajoy et le gouvernement de la Catalogne, avec l’indépendantiste Carles Puigdemont à sa tête.

La tenue du référendum interdit a été l’occasion pour le gouvernement madrilène de montrer sa ferme opposition à ce projet d’indépendance.

De nombreuses vidéos sur les réseaux sociaux montrent des violences policières à l’encontre de manifestants autant que de simples citoyens qui voulaient voter.

Dès le lendemain, des manifestations ont été organisées pour dénoncer ces violences.

Mardi 3 octobre, le roi d’Espagne Felipe VI, jusque-là discret sur ce conflit, a tenu un discours ferme dans lequel il dénonce la « déloyauté inadmissible du gouvernement catalan ».

De son côté, Mariano Rajoy a accusé, sans le nommé, Carles Puigdemont d’être le responsable de cette situation, « ne cherchez pas d’autre coupable, il n’y en a pas », et qu’il avait favorisé « la violation de la loi et la rupture du vivre-ensemble ».

Le président catalan a, quant à lui, annoncé « nous  allons déclarer l’indépendance 48 heures après le décompte des résultats officiels », avant de rajouter « donc nous agirons à la fin de la semaine, ou au début de la semaine prochaine ».

Ce bras de fer est à l’origine de la crise la plus grave du pays depuis la tentative de coup d’Etat militaire du 23 février 1981.

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