Au cours de ces deux derniers jours, les autorités turques ont procédé à 91 interpellations dans tout le pays.

Ces personnes sont poursuivies pour « propagande terroriste ». Il s’agit de politiciens, artistes ou encore d’écrivains.

Tous ont récemment critiqué l’offensive menée par Ankara et ses alliés en Syrie.

Baptisée « Rameau d’olivier », cette opération militaire a pour cible une milice kurde considérée par les autorités comme « terroriste », les Unités de protection du peuple (YPG).

La Turquie accuse l’YPG d’être proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avec qui le conflit armé dure depuis 1984.

L’offensive de l’armée turque est ciblée sur le nord de la Syrie, autour de la ville d’Afrin.

Cette opération a suscité de vives critiques et commentaires sur les réseaux sociaux du pays, ce qui a particulièrement déplu aux autorités.

Depuis lundi 22 janvier, les arrestations se succèdent à un rythme effréné, notamment avec l’interpellation de l’écrivaine Nurcan Baysal à Diyarbakir, une ville importante du sud de la Turquie.

Plusieurs journalistes ont effectué 48 heures de garde à vue, quatre députés HDP (un parti d’opposition pro-kurde) sont visés par une enquête pour avoir appelé à manifester en opposition à l’opération « Rameau d’olivier ».

Les bureaux d’Afrika, un journal chypriote turc installé à Lefkosa, a été la cible de jets de pierres et projectiles en tout genre après avoir employé le terme d’ « occupation » en référence à l’incursion militaire turque dans l’île en 1974.

En réponse à ces propos, le président Erdogan avait qualifié ce journal de « minable et insolent », appelant ses partisans à réagir.

En Turquie, la liberté d’opinion et de la presse sont quasi-inexistantes, même les réseaux sociaux sont passés à la loupe par Ankara et le moindre avis défavorable à l’action du gouvernement peut conduire à des déboires judiciaires disproportionnés.

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