Le magasin Leclerc, réputé pour ses bas tarifs et son engagement en faveur du pouvoir d’achat, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une polémique. Des clients dénoncent une fraude sur la différence entre les prix affichés en rayon et ceux facturés en caisse. C’est Olivier Dauvers, journaliste spécialisé dans la consommation, qui a mis en lumière ces anomalies surprenantes dans les tarifs pratiqués par l’enseigne.
D’où vient le pépin et quelles sont les anomalies
Olivier Dauvers a partagé ses découvertes sur plusieurs plateformes médiatiques, comme YouTube, RTL et X (anciennement Twitter). Dans une vidéo publiée le 1er février, il montre une série de différences de prix relevées dans un magasin Leclerc à Vitrolles. Pour citer un exemple marquant, le petit format du shampoing Ultra-Doux de Garnier est vendu à 2,58 euros l’unité, soit 8,60 euros le litre. Par contre, le grand format coûte 5,52 euros, soit 9,20 euros le litre, et l’éco-recharge atteint 11,44 euros le litre. Ces écarts interrogent sur la stratégie tarifaire de l’enseigne.
Les clients réagissent et l’image de Leclerc en prend un coup
Les retours n’ont pas tardé. Beaucoup de clients ont exprimé leur ras-le-bol sur X, certains allant jusqu’à qualifier la situation de « vol organisé ». Un client a même comparé cette pratique à celle des croquettes pour chien. Ce n’est pas tout, d’autres produits comme le café, les produits ménagers, les boissons gazeuses, les fromages et les lardons sont également touchés par ces différences de prix. Les consommateurs sont en demande d’explications nettes et espèrent des ajustements pour que le prix sur l’étagère corresponde bien à celui à la caisse.
L’image de Leclerc prend un sacré coup avec cette affaire. L’enseigne, qui s’était engagée à vendre à petit prix, voit certains clients lui refuser leur confiance. Un internaute n’hésite pas à dire : « E.Leclerc, c’est l’arnaque en rayon ».
La situation économique et les chiffres qui parlent
Cette affaire survient à un moment où Michel-Édouard Leclerc avait justement évoqué les difficultés liées à la hausse des prix, tout en critiquant certaines marques pour des tarifs jugés excessifs sans raison économique valable. Malgré ces critiques, l’enseigne affiche des résultats financiers solides avec un chiffre d’affaires de 50 milliards d’euros en 2024, en hausse de 10,3 % par rapport à 2023. Elle maintient ainsi sa position de leader sur le marché avec une part de 24,1 %, devant Carrefour qui en détient 20,6 % , les chiffres montrent que Leclerc reste une référence, malgré la polémique.
Un souci qui touche toute la grande distribution
Les problèmes de tarification ne concernent pas uniquement Leclerc, ils touchent tout le secteur de la grande distribution. D’autres enseignes, comme Carrefour, ont également été critiquées pour des pratiques comparables. Par exemple, une mère de famille remarque que, généralement, les éco-recharges sont plus chères au poids ou au litre que les produits emballés de façon traditionnelle.
Face à cette situation tendue, où la confiance entre les consommateurs et les enseignes est fragile, il est indispensable que ces dernières adaptent leurs méthodes pour reconquérir leur clientèle, les entreprises sont appelées à redoubler d’efforts pour respecter ce qui est promis. Leclerc devra donc répondre aux attentes des consommateurs en clarifiant sa politique tarifaire, tout en continuant à proposer ses marques propres à prix attractifs pour lutter contre la hausse des prix.








