Les règles de circulation vont se renforcer en France avec l’élargissement des obligations sur les vignettes Crit’Air dès 2026. Ce dispositif (mis en place pour diminuer la pollution de l’air) s’appliquera à plus de villes, et ça risque de changer pas mal les habitudes de déplacement.
Zones à faibles émissions élargies
Pour l’instant, la vignette Crit’Air est obligatoire dans 25 agglomérations françaises. À partir de 2026, quatre autres agglomérations vont entrer dans le jeu. À Mulhouse, les poids lourds et les utilitaires devront respecter les nouvelles règles entre la fin de 2025 et le début de 2026. À Perpignan, la zone à faibles émissions sera opérationnelle dès le 1ᵉʳ janvier 2026, tandis qu’à Avignon, c’est prévu pour l’été 2025. Et à Bayonne, les véhicules classés Crit’Air 5 et non classés seront limités dès le 1ᵉʳ juin 2025 (on parle ici d’une restriction de circulation pour ces catégories).
Les villes déjà concernées par ces mesures regroupent des métropoles bien connues :
- Paris
- Lyon
- Marseille
- Lille
- Bordeaux
- Aix-Marseille
- Grenoble
- Montpellier
- Nantes
- Strasbourg
- Toulouse
- Nice
- Reims
- Rouen
Cette évolution reflète la volonté de rendre l’air des villes plus respirable.
Véhicules visés par les nouvelles restrictions
À compter de 2026, les véhicules portant la vignette Crit’Air 3 seront interdits dans certaines villes de façon plus poussée. Cette catégorie concerne notamment les voitures essence immatriculées entre 1997 et 2005 (normes Euro 2 et 3), les voitures diesel immatriculées entre 2006 et 2010 (norme Euro 4) et les motos ainsi que les scooters immatriculés entre 2004 et 2006.
En plus, même si ce n’est pas encore fixé pour 2026, quelques villes envisagent déjà de retirer progressivement l’accès aux véhicules Crit’Air 2. À Lyon et Strasbourg, cette mesure pourrait être effective en 2028, tandis que Montpellier envisage de toucher les diesels la même année. À Grenoble, ces restrictions pourraient être mises en place avant 2030 (les discussions sont en cours dans ces municipalités).
Péines et exceptions
Si vous ne respectez pas les règles Crit’Air, attendez-vous à des sanctions financières : 68 euros d’amende pour les véhicules légers et 135 euros pour les poids lourds et autocars. Quelques dérogations sont prévues, notamment pour les personnes en situation de handicap munies d’une carte mobilité inclusion. À noter que, par exemple, à Paris, ces mesures s’appliquent uniquement de 8h à 20h en semaine.
Vers un futur plus propre
D’ici à 2030, seuls les véhicules portant la vignette Crit’Air 0 pourront circuler dans les grandes villes françaises. Le système, qui classe les vignettes de 0 à 5 selon le taux d’émissions polluantes, montre bien que le gouvernement français s’engage en faveur d’un avenir où l’air est plus sain.
Conséquences économiques
Ces mesures ont surtout pour but de protéger notre santé en améliorant la qualité de l’air, tout en incitant chacun à se tourner vers des véhicules moins polluants. Cela dit, cette transition risque de représenter un coût important pour certaines personnes, qui ne sont peut-être pas prêtes à assumer ces dépenses supplémentaires.
L’année 2026 marquera donc un tournant important pour la politique environnementale en ville avec l’élargissement du dispositif Crit’Air. Alors que la lutte contre la pollution se fait sentir davantage, il nous faut tous réfléchir à notre manière de nous déplacer et envisager des alternatives, comme le covoiturage ou l’utilisation plus fréquente des transports en commun.








