La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), impôt général indirect, touche tous les Français, sans distinction d’âge ou de revenu. Elle s’applique automatiquement à chaque achat de biens ou de services. La décision récente du gouvernement d’augmenter la TVA sur l’électricité et sur certains travaux de chauffage entraîne des conséquences notables pour les ménages et les professionnels. Ces changements s’inscrivent dans le cadre de directives européennes et de stratégies nationales sur l’énergie.
Hausse de la TVA sur l’électricité
En France, environ 34 millions de ménages sont abonnés à l’électricité, grâce à des fournisseurs comme EDF, Engie et TotalEnergies. Le projet de loi de finance pour 2025 prévoit de faire grimper le taux de TVA sur les abonnements électriques de 5,5 % à 20 % dès le 1er août 2025. Concrètement, une facture mensuelle qui s’élève aujourd’hui à 12 euros TTC passera à 14,40 euros TTC, soit une augmentation annuelle d’environ 20,88 euros.
Cette mesure, qui est censée réajuster les recettes fiscales, risque de peser lourd dans le budget des foyers déjà sous pression financière.
Une directive européenne et les travaux énergétiques
L’Union européenne a adopté récemment une directive qui modifie la fiscalité de certains travaux d’amélioration énergétique en France. Désormais, les États membres doivent mettre fin aux avantages financiers pour l’installation de chaudières fonctionnant aux énergies fossiles. Ainsi, depuis le 1er mars 2025, la France n’applique plus les taux réduits de TVA pour l’installation de chaudières au gaz ou au fioul, faisant passer ce taux de 5,5 % à 20 %. Par exemple, une facture initiale évaluée à 5 000 euros grimpe maintenant à 5 670 euros.
Les installations qui utilisent des énergies renouvelables, comme la géothermie ou le solaire, continuent de bénéficier d’un taux réduit de 5,5 %. Si ces critères ne sont pas remplis, le taux appliqué sera intermédiaire, soit 10 %.
Qu’est-ce que ça change pour les ménages et les professionnels ?
Cette montée des taxes touche aussi bien les particuliers que les professionnels du secteur de l’énergie. Pour un ménage consommant environ 9 MWh par an, cela équivaut à une hausse annuelle d’environ 50 euros, d’après Hellowatt. Les pros du chauffage ne sont pas en reste : « Les chaudières à gaz représentent 95 % de notre activité, donc ça va forcément peser sur notre entreprise », confie un professionnel concerné.
De plus, avec l’augmentation progressive des prix du gaz — +4,5 % en janvier puis +0,9 % en février 2025 — le coût total du chauffage grimpe encore plus pour ceux qui n’ont pas d’alternative au gaz naturel.
Les idées et directives du gouvernement
Le gouvernement veut motiver une consommation plus responsable et réduire la dépendance au gaz naturel dans le cadre de la transition énergétique.
Ces mesures fiscales visent à augmenter les recettes publiques et à inciter les comportements vers des pratiques plus durables. Chaque consommateur se doit de regarder ses options pour limiter la hausse des dépenses tout en participant à une transition vers un avenir énergétique plus viable en France.







