Lundi 3 septembre, le tribunal de Landau, en Rhénanie-Palatinat (une région du sud de l’Allemagne), a prononcé une peine de huit ans et demi à l’encontre d’un jeune demandeur d’asile pour le meurtre d’une jeune femme.

Alors que sa demande d’asile a été déboutée, l’accusé se disait âgé de quinze ans au moment des faits mais un expert lui a attribué entre 17 et 20 ans.

Sans famille ni contact en Allemagne, ce jeune Abdul D., qui serait arrivé d’Afghanistan, a reconnu les faits qui lui sont reprochés et a exprimé des remords au cours d’une audience au tribunal.

Selon l’accusation, le suspect aurait agi par « jalousie », n’ayant pas supporté la rupture voulue par la victime.

A la fin de l’année 2017, Abdul D. a  tué son ex-petite-amie de plusieurs coups de couteau à l’intérieur d’une supérette dans la commune de Kendel.

Le jeune homme venait d’acheter l’arme du crime, un couteau à pain, dans le lieu même du meurtre.

Cette affaire avait pris une tournure politique quand la droite et l’extrême droite allemande ont récupéré ce dossier pour pointer du doigt la politique migratoire de la chancelière Angela Merkel.

Depuis, de nombreuses manifestations et rassemblements ont été organisés à travers le pays, essentiellement à l’est.

Plus récemment, le meurtre d’un homme de 35 ans, dont les deux principaux suspects sont un migrant irakien et un complice présumé d’origine syrienne, ont donné lieu à des rassemblements qui ont dégénéré en chasse à l’homme dans la ville de Chemnitz, située dans la Saxe.

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