Vendredi 1erfévrier, trois hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Strasbourg du 11 décembre 2018, d’après une source proche du dossier.

Soupçonnés d’avoir fourni l’arme à Cherif Chekatt, les trois suspects, qui appartiennent à la même famille, sont poursuivis pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » ainsi que pour « détention et cession d’arme de catégorie B en réunion et en relation avec une entreprise terroriste », toujours selon la même source.

Interpellés mardi avec deux autres personnes, qui ont été remises en liberté depuis, les trois hommes ont été transférés jeudi à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) dans les bureaux des services antiterroriste.

Déjà six jours après l’attentat, un individu âgé de 37 ans avait été mis en examen et écroué pour les mêmes chefs d’accusation.

Les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste estiment que les suspects ont permis à Cherif Chekatt de se procurer l’arme utilisée pendant son passage à l’acte.

Le 11 décembre 2018, l’homme âgé de 29 ans avait attaqué et tué cinq personnes près du marché de Noël de Strasbourg.

Le délinquant multirécidiviste était armé d’un couteau et d’un revolver d’ordonnance qui date de la fin du 19èmesiècle.

Repéré par une patrouille, Cherif Chekatt a été abattu par la police après 48 heures de traque.

Fiché S pour radicalisation, les enquêteurs avaient retrouvé une clé USB contenant une vidéo d’allégeance à l’organisation terroriste État islamique (EI).

Cependant, pour Christophe Castaner, le ministre de l’intérieur, la revendication de l’EI était « opportuniste ».

SOURCE

RÉPONDRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.