Vendredi 4 décembre 2018, un « gilet jaune » de trente-sept ans a été condamné à deux ans de prison ferme ainsi qu’à la privation de ses droits civiques pour une durée de cinq ans par le tribunal correctionnel de Béziers (Hérault).

Samedi 24 novembre dernier, en marge de « l’acte II » des manifestations « gilet jaune », l’homme aurait jeté des « projectiles » sur les gendarmes avec une quinzaine d’autres manifestants.

Les autorités auraient été prises à partie par le groupe tandis qu’elles tentaient de maîtriser un incendie sur l’autoroute A9 au niveau du péage biterrois.

L’homme, au chômage et père de deux enfants de seize et douze ans, est connu de la justice pour des faits mineurs.

Le prévenu, dans sa déposition, racontait dans un premier temps avoir vu les « casseurs » à Paris et il aurait voulu les imiter.

A la barre, ce fut un autre discours : « je manifestais comme tout le monde » et regrette : « J’ai suivi j’aurais dû rentrer chez moi ».

Les trois gendarmes présents à la barre ont qualifié la scène de « spectaculaire » et témoignent que l’attaque ne concernait qu’une minorité des manifestants.

La partie civile a expliqué être tombée dans une véritable embuscade, toutefois la centaine d’autres « gilets jaunes » présents manifestaient pacifiquement.

Le substitut du procureur avait réclamé dans son réquisitoire 18 mois de prison ferme et le maintien en détention provisoire au jugement pour le prévenu.

Fait peu commun : le tribunal correctionnel de Béziers à été plus sévère que les réquisitions du parquet.

En effet le père de famille a été condamné à deux ans de prison ferme et cinq ans de privation de ces droits civiques.

Josy-Jean Bousquet, l’avocat du prévenu, pense que son client a été condamné à titre « d’exemple », pour les exactions dérivées des manifestations des « gilets jaunes », ce mouvement populaire et social issu de la hausse des prix du carburant et du coût de la vie.

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