Vendredi 20 septembre, une femme âgée de 38 ans a été mise en examen dans le cadre de l’enquête sur l’attaque terroriste de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) en date du 5 mai dernier.

Il s’agit de la compagne d’un codétenu de l’auteur de l’attaque, Michaël Chiolo.

Elle est poursuivie pour « complicité de tentative d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Son compagnon, âgé de 35 ans, fait déjà l’objet de poursuites dans cette affaire.

Placée en garde à vue mardi sur ordre d’un magistrat parisien de la cellule antiterroriste, elle a été placée en détention provisoire.

Mardi 17 septembre, quatre autres femmes, âgées de 18 à 39 ans, avaient été interpellées avant d’être libérées sans poursuites.

Les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (SDAT) avaient procédé à ces arrestations dans différentes régions de France : en Seine-Saint-Denis, Loiret, Hauts-de-Seine, Bouches-du-Rhône et dans les Alpes-Maritimes.

Selon une source proche de l’enquête, les « compagnes de codétenus de Michaël Chiolo » étaient la cible de cette opération.

Le 5 mars dernier, l’homme de 27 ans avait grièvement blessé deux surveillants de la prison.

Armé de deux couteaux en céramique, le jeune homme, qui s’est radicalisé en détention, et sa compagne s’étaient retranchés pendant une dizaine d’heures dans l’unité de vie familiale de l’établissement pénitentiaire.

Cette dernière a été tuée au cours de l’intervention du RAID, qui a permis tout de même d’interpeller Michaël Chiolo.

Dans l’affaire de l’attaque de Condé-sur-Sarthe, six personnes ont été mises en examen, dont trois anciens détenus de la prison.

Cette attaque est à l’origine du blocage de plusieurs établissements pénitentiaires à travers le pays, afin de réclamer d’avantage de moyens et de surveillants pénitentiaires.

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