Jeudi 21 juin, la cour d’appel de Paris a condamné deux fonctionnaires de police à des peines de sept à dix-huit mois de prison avec sursis dans le cadre d’une affaire de violences en marge d’une manifestation qui s’est déroulée à Montreuil (Seine-Saint-Denis) en 2009, au cours de laquelle six personnes ont été blessées, dont Joachim Gatti, qui a perdu un œil après un tir de Flash-Ball.

L’auteur du tir a vu sa peine alourdie. En décembre 2016, le policier avait été condamné en première instance à quinze mois de prison avec sursis et dix-huit mois d’interdiction de port d’arme.

La cour d’appel a condamné le policier à dix-huit mois de prison avec sursis et une interdiction de port d’arme pour une durée de vingt-quatre mois.

Pour avoir blessé un autre manifestant, un second policier a été condamné à sept mois de prison avec sursis et douze mois d’interdiction de port d’arme.

Un troisième policier a été relaxé, la cour ayant tenu compte de « l’absence d’instructions claires et précises ».

Émilie Bonvarlet, l’avocate des parties civiles, a dénoncé une « justice pour les policiers », tandis que Laurent-Franck Liénard, l’avocat d’un des policiers mis en cause, a évoqué un procès où « tout repose sur des hypothèses », avant de rajouter « le principe judiciaire est que dans le doute on ne condamne pas. Mais quand il s’agit de fonctionnaires de police, on accepte de les condamner dans le doute ».

En juillet 2009, des policiers avaient dû faire face à une manifestation près d’un squat à Montreuil, plusieurs personnes avaient été blessées, dont Joachim Gatti qui a perdu un œil après un tir de Flash-Ball des forces de l’ordre.

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