Lundi 20 mai 2019, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour  “violences volontaires aggravées” et “mise en danger de la vie d’autrui” suite à des prélèvements sanguins effectués durant des manifestations “gilets jaunes”.

Les secouristes bénévoles qui ont effectué ces prises de sang souhaitent être apparentés à des “street médics”, qui sont facilement reconnaissables à leur tenue blanche.

Renaud Fiévet affirme être le commanditaire de cette opération.

Originaire de Belgique, il s’est présenté comme étant médecin anesthésiste et demandait à vérifier une potentielle “intoxication au cyanure causée par une exposition prolongée aux gaz lacrymogènes”.

Parmi les requêtes adressées contre cette démarche, un groupe de soigneurs de rue baptisé « Coordination 1er Secours », dénonce l’appropriation des codes visuels des “street médic” par « des personnes complètement étrangères à la Coordination qui se permettent de pratiquer des gestes médicaux dans la rue ».

Ils déconseillent d’ailleurs vivement aux manifestants d’accepter ces prélèvements sanguins.

L’Ordre des médecins, quant à lui, ne s’est pas positionné contre cette action, dans la mesure où la personne est “un professionnel qualifié et identifié”.

L’interrogation concernant l’intoxication au cyanure a pris racine le 10 février dernier sur les réseaux quand une avocate, Raquel Garrido, a publié certains de ses symptômes : “J’ai informé mes amis (FB) de mes symptômes consécutifs à l’absorption de gaz hier à l’ActeXIII. Depuis, je reçois quantité de témoignages similaires. Selon mon médecin, cela ressemble un empoisonnement à l’acide cyanhydrique.”

Plusieurs analyses ont par la suite conduit SOS ONU à lancer une campagne afin que les personnes présentant des symptômes réalisent testent leur taux de thiocyanate dans le sang, le but étant de démontrer une réelle intoxication au cyanure provenant de gaz lacrymogènes.

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