Vendredi 31 mars, la police des polices a auditionné les trois agents de la brigade anticriminalité (BAC) qui sont intervenus chez le père de famille chinois tué devant sa famille dans la soirée du dimanche 26 mars.

Vendredi 31 mars, l’inspection générale de la police (IGPN) a entendu les trois policiers qui sont impliqués dans la mort de Shaoyao Lui.

Dans la soirée qui a suivi ce fait divers, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris et ils ont déjà donné leur version des faits aux enquêteurs.

Cette audition fait suite à celle, la veille,  donnée par la famille du ressortissant chinois. Les versions des deux parties diffèrent et l’IGPN tente de faire la lumière sur cette affaire sensible.

Selon les enfants de M. Lui, la police a forcé la porte de l’appartement et a ouvert le feu sans sommation sur le père de famille, qui tenait des ciseaux avec lesquels il découpait du poisson.

Les policiers sont intervenus suite à un appel d’un voisin qui se plaignait de la présence d’un individu armé d’un couteau qui déambulait dans les parties communes de la résidence du XIXème arrondissement de Paris.

Arrivés sur place, les fonctionnaires expliquent avoir été attaqué par M. Lui, qui a donné un coup de ciseau à l’un d’entre eux, le blessant à l’épaule.

Alors qu’il s’apprêtait à donner un second coup de ciseaux, un des agents de la BAC a riposté avec son arme à feu. Atteint au niveau du thorax, M. Lui n’a pas survécu à cette blessure.

Plusieurs nuits d’échauffourées  ont eu lieu cette semaine, des dizaines d’arrestations et quatre individus ont déjà été présentés à la justice jeudi 30 mars pour ces violences  et dégradations.

La Chine a vivement réagi, demandant expressément à la France de faire toute la lumière sur la mort de son ressortissant.

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