Vendredi 4 janvier, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Toulouse a rejeté la demande de remise en liberté de Laurent Dejean, le suspect dans l’affaire du meurtre de Patricia Bouchon.

Le 14 février 2011, la femme de 49 ans a été tuée au petit matin alors qu’elle était sortie faire son jogging dans les environs de la commune de Bouloc (Haute-Garonne).

Le 9 février 2015, Laurent Dejean, un plaquiste de profession, a été mis en examen et écroué, quatre ans après le meurtre de Patricia Bouchon.

Le procès est prévu du 14 au 29 mars prochains, face à la cour d’assises de la Haute-Garonne.

Les avocats du suspect principal âgé de 39 ans ont adressé une cinquième demande de remise en liberté fondée sur l’absence de preuve et que Laurent Dejean n’a pas quitté la commune de Bouloc après le meurtre de la mère de famille.

Guy Debuisson, l’un des avocats du suspect, a déclaré : « les magistrats n’ont pas voulu s’engager sur le terrain particulier de la liberté de l’intéressé à cause du motif de trouble persistant à l’ordre public en cas de sortie de prison et la crainte d’une fuite avant le procès », avant de rajouter : « deux arguments que nous rejetons car il est resté quatre ans à Bouloc avant sa mise en examen et n’a jamais cherché à fuir ».

L’avocat a expliqué : « il n’y a rien dans ce dossier à part un témoin qui l’aurait vu circuler sur cette route cette nuit-là. Même l’avocat général avait requis un non-lieu dans cette affaire faute d’éléments suffisants ».

Une assignation à résidence chez un membre de sa famille qui vit dans le département du Rhône, avec le port d’un bracelet électronique, telles étaient les propositions rejetées par la chambre d’instruction vendredi.

SOURCE

RÉPONDRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.