Mercredi 29 mai, le procès en diffamation de la journaliste Sandra Muller s’est ouvert devant la 17èmechambre civile du tribunal de Paris.

Cette affaire fait suite à des publications sur Twitter en date du mois d’octobre 2017 dans lesquelles la créatrice du hashtag #balancetonporc s’en prend à Éric Brion : « Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit » Éric Brion ex patron de Équidia ».

Après le scandale Weinstein, ce producteur américain poursuivi pour plusieurs agressions sexuelles, #metoo était lancé par Alyssa Milano, puis #balancetonporc par Sandra Muller.

Ainsi, des milliers de femmes ont pu apporter leur témoignage et de nombreuses actions ont été portées en justice suite à des accusations de harcèlement, d’agression et de viol.

Dans cette affaire, le plaignant réclame 15 000 euros de frais de justice ainsi que 50 000 euros de dommages et intérêts.

Éric Brion a également demandé des publications judiciaires et la suppression de la publication mentionnant son nom.

Francis Szpiner, qui défend Sandra Muller, a déclaré : « voilà quelqu’un qui a reconnu dans un premier temps qu’il a eu une conduite non convenable, qui s’en est excusé, et qui brusquement décide d’attaquer en justice ».

De son côté, Nicolas Bénoit, l’un des avocats d’Éric Brion, a affirmé : « c’est de la délation. À aucun moment, il n’a la possibilité de se défendre, il est cloué au pilori », avant d’ajouter « il a été détruit, c’est la victime expiatoire ».

En décembre 2017, le plaignant avait publié une tribune dans le quotidien Le Monde. Il avait « réitéré ses excuses » à la journaliste et reconnu avoir « tenu des propos déplacés » au cours « d’un cocktail arrosé très tard dans la soirée ».

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