Dimanche 21 octobre, le parquet de Créteil (Val-de-Marne) a annoncé la mise en examen d’un lycéen ayant menacé sa professeure.

L’agresseur, qui n’a pas encore seize ans, est poursuivi pour « violences ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de moins de huit jours ».

Dans ce dossier, les circonstances aggravantes ont été retenues : l’usage d’une arme, dans un établissement scolaire et à l’encontre d’une enseignante.

Laissé en liberté en attendant la comparution devant un juge des enfants, le lycéen est soumis à plusieurs mesures provisoires.

Alors qu’une mesure d’évaluation éducative a été ordonnée, le lycéen a l’obligation de poursuivre sa scolarité mais il est interdit de séjour dans le département du Val-de-Marne et d’entrer en contact avec la victime.

Du fait de son jeune âge, l’agresseur encourt une peine de plus de trois ans de prison au lieu des sept ans prévus par la loi pour les personnes majeures dans ce type d’affaire.

Les faits remontent à jeudi dernier, dans le lycée Édouard-Branly à Créteil.

Armé d’un pistolet qui s’est avéré être factice, le lycéen a été filmé alors qu’il menaçait sa professeure afin que cette dernière le note « présent » et non « absent » à son cours.

Face à l’adolescent armé, la victime reste stoïque alors que l’agitation gagne le groupe d’élèves autour d’elle.

Le rectorat de Créteil a expliqué que l’enseignante, accompagnée de sa hiérarchie, a déposé une plainte le lendemain de l’agression.

Un autre élève avait été placé en garde à vue le lendemain des faits. Il était soupçonné d’avoir fourni l’arme, un pistolet à billes, avant d’être relâcher sans poursuite.

En outre, l’individu qui a filmé la scène et l’a partagée sur les réseaux sociaux est « en cours d’identification », selon le parquet, qui a déclaré avoir engagé des poursuites à son encontre également.

L’ensemble de la classe politique a réagi à cette affaire, le président de la République Emmanuel Macron a déclaré sur les réseaux sociaux : « menacer un professeur est inacceptable. J’ai demandé au ministre de l’éducation nationale et au ministre de l’intérieur de prendre toutes les mesures pour que ces faits soient punis et définitivement proscrits des écoles ».

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