Vendredi 30 mars, un policier comparaissait pour des violences commises pendant des débordements en marge de la loi travail au printemps 2016.

Le parquet a requis neuf mois de prison avec sursis au motif de « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité ».

Aude Duret, la procureure de la République de Paris, a estimé « il y a une violence illégitime. Rien ne permet de dire que les victimes avaient un comportement rebelle, violent envers les forces de l’ordre (…) Il aurait dû user d’autres moyens pour mener à bien sa mission de maintien de l’ordre ».

Le 24 mars 2016, ce fonctionnaire a été appelé en renfort pour ramener le calme aux abords du lycée Bergson, situé dans le 19ème arrondissement de Paris.

En plein mouvement social autour de la loi travail, cet établissement scolaire été le théâtre d’échauffourées après que des poubelles ont été incendiées et que les forces de l’ordre ont été la cible de jets de projectiles.

Cependant, des vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux montraient des policiers frappant des élèves qui ne représentaient pas de menace.

De plus, Caroline Viguier, la présidente du tribunal, a rapporté des témoignages recueillis par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) décrivant un policier « très agressif », qui allait « au contact » des manifestants « pour se défouler ».

L’accusé, âgé de 40 ans, a tout de même admis « un mauvais gestes » mais dans le but de « leur faire peur ».

Au cours de l’audience, il est revenu sur la déclaration faite en garde à vue, niant avoir porté des coups, en dépit des vidéos présentées au tribunal.

Ce dossier a été mis en délibéré au 24 mai prochain.

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