Depuis mardi 3 juillet, la ville de Nantes (Loire-Atlantique) est le siège de vives tensions entre les forces de l’ordre et des habitants du quartier du Breil.

Ces échauffourées font suite à la mort d’Aboubakar F., tué par la police au cours d’un contrôle auquel le jeune homme âgé de 22 ans aurait tenté de se soustraire.

Dans le début de la soirée du mardi, la victime, au volant d’une voiture de location, croise une patrouille de six CRS qui lui demande de s’arrêter afin d’effectuer un contrôle.

N’ayant pas ses papiers, les CRS décident d’appeler le commissariat pour vérifier son identité.

D’après les informations données mercredi 4 juillet par Pierre Sennès, le procureur de la République, c’est à ce moment-là qu’Aboubakar F. « semble-t-il, a cherché à se soustraire à ce contrôle en opérant à vive allure une marche arrière ».

Alors que le véhicule conduit par la victime percute une voiture en stationnement, un des CRS, arme au poing, « se positionne à proximité de la place du conducteur » et tire avec son arme de service, un Sig Sauer, « à une seule reprise ».

Le jeune homme est atteint au niveau du cou, et décède « dans un bref délai ».

Visé par un mandat d’arrêt depuis juin 2017 pour association de malfaiteurs, recel et vol en bande organisée, « cela peut expliquer la logique de fuite » du jeune homme origonaire de la région parisienne, selon le procureur.

Le service régional de police judiciaire (SRPJ) et l’inspection générale de la police nationale (IGPN) sont en charge des investigations.

Il est question d’établir dans « quelle circonstances le policier a été amené à faire usage de son arme de service » et de vérifier si ce tir mortel est « conforme aux dispositions légales ».

Enfin, M. Sennès a évoqué une « enquête approfondie », que les proches de la victime sont « en droit d’attendre ».

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