Du nouveau dans l’affaire Karachi : deux anciens collaborateurs d’Edouard Balladur sont convoqués le 12 septembre 2013 par les juges enquêtant sur le financement de sa campagne présidentielle de 1995. 

Des collaborateurs impliqués dans un détournement de fonds ?

 

Les juges qui enquêtaient sur le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 ont obtenu en juillet l’autorisation de se pencher également sur d’éventuels faits de « détournement de fonds publics ». Balladur, alors premier ministre, aurait en effet pu avoir recours aux fonds de Matignon pour financer sa campagne.

Deux des collaborateurs d’Edouard Balladur ont ainsi été convoqués : Nicolas Bazire, patron de la RATP, et Pierre Mongin, de LVMH. Ils étaient alors respectivement directeur et chef de cabinet de l’ancien premier ministre.

Une convocation contestée

L’avocat de Pierre Mongin, Me Olivier Baratelli, s’indigne de cette convocation, affirmant que son client niant entièrement la thèse d’un détournement de fonds. Il a également souligné que son client n’est pas inquiété en ce qui concerne un éventuel recours à des rétrocommissions sur les contrats d’armements. Pierre Mongin a en outre porté plainte pour dénonciation calomnieuse.

L’issue de l’audition, le 12 septembre, définira la suite du statut judiciaire de Pierre Mongin et Nicolas Bazire : mise en examen, placement sous le statut intermédiaire de témoin assisté ou libérés de toutes poursuites, toutes les options restent ouvertes.