Vendredi 24 août, la cour d’appel de Séoul a confirmé la condamnation de Park Geun-hye, l’ancienne présidente de la Corée du Sud, dans le cadre du scandale qui lui a valu d’être destituée en 2017.

La femme âgée de 66 ans était poursuivie pour corruption et abus de pouvoir, elle a écopé d’une peine de vingt-cinq ans de prison, soit une année supplémentaire que la condamnation en première instance.

Le parquet, qui réclamait une peine de trente ans de réclusion, avait fait appel du jugement.

Park Geun-hye, première femme à ce poste, avait été arrêtée en mars l’année dernière et accusée d’avoir exercé une forme de racket en taxant directement plusieurs grandes entreprises coréennes.

Les sommes en question sont évaluées à plusieurs dizaines de milliards de wons.

Ces firmes obtenaient des facilités politiques en échange de cet impôt forcé.

Il est également question d’abus de pouvoir sur certains fonctionnaires qui dénonçaient les agissements illégaux de Park Geun-hye et de sa confidente et complice Choi Soon-sil.

L’ancienne présidente avait aussi dressé une « liste noire » des artistes hostiles à sa politique.

Dans son jugement, la cour d’appel explique que l’accusée avait « demandé de l’argent et des faveurs » aux sociétés en question, avant d’ajouter « elle a aussi contraint de hauts dirigeants d’entreprises privées à démissionner, commettent ainsi de graves abus de pouvoirs de présidente qui lui étaient octroyés par le peuple, pour enfreindre la liberté d’entreprise ».

Absente pendant les débats et à la lecture du jugement, Park Geun-hye a été condamnée en juillet à une peine de huit ans de prison pour détournement de fonds et pour avoir désigné illégalement les candidats de son parti conservateur pour les élections législatives en 2016.

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