Jeudi 12 avril, la 14èmechambre du tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict concernant l’affaire de Tarnac.

Dix ans après les faits, Julien Coupat et Yildune Lévy ont été relaxés de l’accusation de « dégradations » ainsi qu’« association de malfaiteurs ».

Cependant, les deux prévenus ont été reconnus coupable du délit de « refus de se soumettre à un prélèvement biologique », sans toutefois écoper d’une peine, les faits reprochés étant déjà très anciens, selon l’explication de la présidente du tribunal, Corinne Goetzmann.

Dans cette affaire, six autres individus étaient jugés. Cinq d’entre eux étaient poursuivis pour « association de malfaiteurs » ou pour « refus de se soumettre à un prélèvement biologique », ils ont tous étaient relaxés également.

Seul Christophe Becker, jugé pour « tentative de falsification de documents administratifs » et « recel de vol », a été reconnu coupable et condamné à une peine de quatre mois de prison avec sursis.

Me Jérémie Assous, l’avocat de sept accusés, a déclaré « c’est une humiliation pour les services de l’antiterrorisme de l’époque, pour le magistrat instructeur ainsi que pour le parquet antiterroriste ».

Cette décision s’appuie sur la faiblesse de l’accusation, qui reposait essentiellement sur le PV 104.

Corinne Goetzmann avait expliqué « le PV 104 ne fournit que peu d’informations sur le comportement de Julien Coupat et Yildune Lévy la nuit des faits (…). Ce PV, dont la valeur probante est extrêmement tenue, ne démontre pas que Julien Coupat et Yildune Lévy seraient les auteurs des dégradations ».

Me Marie Dosé, l’avocate de Yildune Lévy, a commenté « j’ose espérer que le parquet n’aura pas l’indécence d’interjeter en appel, parce que l’acharnement doit cesser, et qu’à force de se ridiculiser, la justice perd beaucoup ».

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