Dimanche 14 octobre, le tribunal militaire de Blida, en Algérie, a placé cinq anciens généraux de l’armée en détention provisoire pour corruption.

L’ancien directeur des finances au ministère de la défense, un ex-commandant de la gendarmerie nationale et trois généraux ont comparu pour des faits supposés de malversations.

Selon l’Agence France-Presse (AFP), qui cite des sources judiciaires d’Algérie, ces hauts cadres étaient auditionnés dans le cadre d’une « affaire de biens mal acquis et de corruption ».

D’après la télévision Ennahar TV, proche des institutions dirigeantes, les suspects ont été privés de leur passeport depuis septembre, avec l’interdiction de quitter le territoire.

Les suspects ont été entendus « pour la troisième fois en quinze jours pour le grief d’infractions aux consignes générales de l’armée », d’après l’AFP.

L’accusation porte sur des faits supposés de « mauvaise gestion » et de « dilapidation » de fonds publics à l’encontre des cinq détenus, qui avaient fait partie de la vague de miseS en retraites et limogeages qui secoue l’armée en Algérie depuis trois mois.

Le contrôleur général de l’armée, le numéro un du renseignement, les chefs d’état-major de l’armée de l’air, de terre et des forces de défense aérienne font partie de ces départs forcés.

À quelques mois des élections présidentielles de 2019, ce remue-ménage suscite des questions, d’autant plus que la puissante armée algérienne est considérée comme une « faiseuse de roi ».

L’actuel président Bouteflika, âgé de 81 ans et à la santé fragile, n’a toujours pas fait part de ses intentions sur une éventuelle candidature pour un cinquième mandat.

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