Lundi 14 janvier, le procès de deux agents de police poursuivis pour viol en réunion s’est ouvert devant la cour d’assises de Paris.

Les deux agents, âgés de 40 et 49 ans, sont accusés par une touriste canadienne de 39 ans, Emily Spanton, de l’avoir agressée au sein du 36, quai des Orfèvres, le siège de la police judiciaire parisienne.

Les faits remontent à la nuit du 23 avril 2014. Cette touriste a rencontré les fonctionnaires de police juste en face du quai, dans un pub irlandais, le Galway.

Après plusieurs verres d’alcool, elle sort du pub en compagnie de plusieurs policiers de la brigade de recherche et d’intervention (BRI), avec lesquels des baisers sont échangés ainsi que des rapprochements physiques.

C’est alors qu’ils proposent à Emily Spanton de lui faire visiter l’adresse mythique de la police parisienne.

Elle en ressortira après plus d’une heure, complètement débraillée, ses talons à la main et en larmes.

Deux policiers qui étaient dans le pub sont sortis et l’ont trouvé complétement effondrée, disant avoir été violée par des agents.

En juillet 2016, une ordonnance de non-lieu avait été prononcé par les juges d’instructions en charge de ce dossier.

Ils avaient justifié leur décision en évoquant des « incohérences dans le discours » de la victime présumée : « elle relate une scène à laquelle elle ajoute parfois des éléments sans qu’il soit possible d’affirmer si c’est que le souvenir lui en revient ou qu’elle souhaite emporter la conviction ».

A la suite de cette ordonnance, le procureur de Paris François Molins ainsi que la partie civile avaient interjeté cette décision en appel.

En septembre 2017, la chambre d’instruction de la cour d’appel avait pris la décision de renvoyer les agents du quai des Orfèvres aux assises au motif que les charges étaient suffisantes.

Aussi, le témoignage de la touriste canadienne a été jugé « crédible », notamment « par des éléments objectifs du dossier, en particulier l’examen médico-judiciaire », qui contredit les « déclarations respectives des mis en examen ».

Dans ce procès, le consentement de la victime est cœur des débats, les deux policiers ayant reconnu des rapports sexuels consentis.

Ils encourent une peine de vingt ans de prison.

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