Lundi 18 mars, François Thierry, l’ancien numéro un de l’office de lutte contre les stupéfiants, a été mis en examen par le parquet de Lyon (Rhône).

Le commissaire est poursuivi pour « faux en écriture publique par personne dépositaire de l’autorité publique, complicité de faux, complicité de trafic de stupéfiants et participation à une association de malfaiteurs ».

Cette nouvelle mise en examen suit l’affaire de la saisie des sept tonnes de résine de cannabis découverte par les douaniers en octobre 2015, dans les beaux quartiers parisiens, pour laquelle François Thierry a été mis en examen au motif de complicité de trafic de stupéfiants en 2017.

La drogue était dissimulée dans des fourgons stationnés sur le boulevard Exelmans, situé dans le 16èmearrondissement de la capitale, juste sous les fenêtres de l’appartement de Sofiane Hambli, un personnage central dans ce dossier.

François Thierry est accusé d’avoir simplifié l’importation des stupéfiants depuis l’Espagne, n’informant que partiellement des renseignements relatifs à cette opération en date du mois d’avril 2012.

Pour que Sofiane Hambli puisse diriger ce trafic, il avait été sorti de sa cellule de prison pour suivre la livraison depuis un hôtel à proximité des bureaux de l’Octris de Nanterre (Hauts-de-Seine), dans le cadre d’une fausse garde à vue.

Le 12 février, Véronique Degermann, l’adjointe au procureur de la République de Paris, a été mise en examen au motif de « complicité de faux ».

Malgré ses protestations, elle est soupçonnée d’avoir permis un cadre juridique pour cette opération.

Le commissaire Thierry avait dans un premier temps perdu son habilitation d’officier de police judiciaire.

Après avoir déposé un recours, cette sanction a été commuée en suspension.

Ce dossier avait fortement entaché la réputation du fonctionnaire et également mis en évidence des pratiques controversées des enquêteurs pour démanteler des réseaux importants.

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