Après la libération d’Ahed Tamimi et celle D’Elor Azaria, des questions se posent sur l’impartialité de la justice israélienne.

Ahed Tamimi est une adolescente née en 2001 dans un village palestinien, elle vient de purger une peine de huit mois de prison pour avoir giflé un militaire israélien après que ce dernier soit entré dans le domicile familial au cours d’une opération militaire en décembre 2017.

Elor Azaria est un sergent de l’armée israélienne âgé de 22 ans, il a été reconnu coupable d’homicide après avoir achevé un Palestinien alors qu’il était blessé et gisait au sol.

Cette affaire avait pris une tournure politique quand le premier ministre Netanyahou et les partisans de la droite dure avaient prôné la clémence à l’égard du jeune soldat.

Cependant, la hiérarchie militaire se devait de réclamer une sentence exemplaire dans ce dossier, et ce afin de rappeler l’importance de la discipline au sein de Tsahal.

Soutenu par l’ensemble des droites du pays et par la majorité de la population de la colonie de Hébron, des violents heurts entre la police anti-émeute et ses partisans avaient éclaté devant le tribunal militaire de Jaffa à l’occasion du procès d’Elor Azaria en décembre 2017.

Au départ poursuivi pour meurtre, l’accusation a été requalifiée en « homicide », et le sergent de Tsahal a écopé d’une peine de dix-huit mois de prison.

Alors que le Haut-Commissariat de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a qualifié ce jugement d’ « inacceptable », Elor Azaria a été libéré en mai dernier, après avoir effectué la moitié de la peine de prison grâce à plusieurs recours.

De son côté, Ahed Tamimi fait partie des 99 % des prévenus palestiniens condamnés par la machine judiciaire israélienne.

Cette jeune fille avait été filmée en train de menacer du poing un soldat israélien qui venait de s’introduire dans la maison familiale de la famille Tamimi.

Pour avoir défié le Tsahal, et touché son « honneur », la gamine sera condamnée par la même justice militaire à une peine, qu’elle purgera en intégralité, de huit mois de prison.

Elle sera incarcérée sur le territoire israélien, et ce contre le droit international, aux côtés de sa mère.

Ces deux affaires démontrent les limites d’une justice qui semble dépendre de la politique du gouvernement. Elles permettent d’émettre de sérieuses réserves quant à son équité et son impartialité, en fonction de l’origine du prévenu.

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