Vendredi 5 avril, la cour d’appel de Casablanca a confirmé les peines infligées en première instance à quarante-deux militants du Hirak, ce mouvement de contestation né dans la région du Rif, au nord du Maroc en 2016.

En juin 2018, ces prévenus avaient été condamnés à des peines allant jusqu’à vingt ans de prison au motif de « complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’État ».

Ce procès en appel s’est ouvert en novembre 2018.

Après cinq heures de délibéré, la décision de la cour d’appel a provoqué une vague d’indignation parmi les personnes présentes dans la salle d’audience, principalement des proches des accusés et des militants du Hirak.

En sortant du tribunal, la foule mécontente a scandé des slogans tels que « vive le Rif ! », « vive le peuple ! » ou encore « État corrompu ! ».

En ce qui concerne Nasser Zefzafi, considéré comme le leader du mouvement, la cour d’appel a confirmé sa condamnation à une peine de vingt ans de prison, tout comme pour deux autres personnalités importantes du Hirak.

Pour les autres prévenus, les peines prononcées vont d’un an à quinze ans de réclusion.

Dans ce procès exceptionnel, les avocats des accusés avaient refusé de plaider afin de dénoncer un procès inéquitable.

Ce à quoi les autorités du royaume ont répondu que la justice est indépendante au Maroc et que le processus judiciaire est conforme aux normes internationales en la matière.

Ce mouvement de contestation populaire fait suite à la mort d’un jeune vendeur de poisson tué alors qu’il tentait de s’opposer à la saisie de sa marchandise.

Il avait été broyé dans une benne à ordure.

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