Mardi 10 avril, le parquet général a requis une peine de quatre ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis à l’encontre de Michel Neyret, l’ex-commissaire lyonnais.

Compte-tenu des huit mois de prison préventive que le prévenu a déjà effectué, l’ancien fonctionnaire de police pourra bénéficier d’un aménagement de peine pour éviter à nouveau la prison.

Celui qui fût le numéro deux de la police judiciaire lyonnaise est poursuivi pour trafic de stupéfiants, trafic d’influence ou encore pour corruption.

Jugé par la cour d’appel de Paris, Michel Neyret avait écopé en première instance, d’une condamnation à cinq ans d’interdiction de droits civils, civiques ainsi que des droits de famille, assortie d’une amende d’un montant de 15 000 euros.

Une sanction insuffisante aux yeux du parquet, qui avait interjeté en appel.

Dans son réquisitoire devant la cour d’appel, Jean-Christophe Muller, l’avocat général a expliqué « je vois mal cet homme bénéficier du droit de vote, ou porter la légion d’honneur ».

En 2004, Michel Neyret s’était vu décorer de la légion d’honneur par le président de la République de l’époque, Nicolas Sarkozy, suite à l’arrestation de plusieurs détenus en cavale.

Le retrait de cette distinction voulue par le parquet s’explique, selon le procureur, car « il a brisé non seulement sa vie, sa carrière, il a brisé une sorte de modèle qu’il aurait pu représenter ».

Avant cette affaire, le prévenu était considéré comme un exemple à suivre, un « superflic ».

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