Lundi 31 janvier, le tribunal de Tokyo (Japon) a validé la requête du parquet de prolonger la garde à vue de Carlos Ghosn jusqu’au 11 janvier.

Ainsi, les enquêteurs pourront mener encore des interrogatoires pour étayer les accusations d’abus de confiance.

En outre, le parquet reproche au Franco-Libano-Brésilien le transfert « des pertes et investissements » au constructeur automobile Nissan.

Cette nouvelle accusation concerne notamment la période de la crise financière de 2008.

Il est question d’un montant de 1,85 milliards de yens, soit l’équivalent de 14,6 millions d’euros.

Dans le cadre de son développement commercial dans des pays du Moyen-Orient, l’ex-PDG de Nissan avait fait appel aux services de Khaled Al-Juffali.

Ce dernier est à la tête de Nissan Gulf, une coentreprise mise en place par Nissan en 2008. Il est également vice-président du groupe E.A. Juffali & Brothers.

Entre 2009 et 2012, trois transferts, prélevés d’une « réserve du PDG » pour un total de 14,7 millions de dollars, étaient destinés à un compte de Nissan Gulf.

Pour les procureurs de Tokyo, ces versements constituent un remerciement à Khaled Al-Juffali.

Selon la défense de Carlos Ghosn, il « s’agissait du paiement du travail effectué pour le compte de Nissan ».

Sans aveux de l’accusé, cette affaire semble compliquée, tant par les faits supposés qui remontent à une dizaine d’années en arrière, que par l’accusation d’abus de confiance en elle-même, qui reste délicate à étayer.

Carlos Ghosn est maintenu en détention depuis le 19 novembre dernier, suite à son arrestation pour avoir déclaré des revenus minorés aux autorités boursières pour la période de 2010 à 2015.

Mis en examen, il a été de nouveau arrêté pour le même motif, mais pour 2016 à 2018.

Le 20 décembre, les juges n’avaient pas estimé nécessaire de prolonger les interrogatoires en détention mais de nouvelles charges ont été invoquées par le parquet nippon.

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